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41 ANS AU SERVICE DES CONGOLAIS

Extrait du PUBLIREPORTAGE Supplément gratuit à La Libre Belgique et La Dernière Heure / Les Sport - avril 2011

RENCONTRE AVEC CHARLES SANLAVILLE, Administrateur Délégué, Président du Comité de Gestion


Depuis quelle année existe la BIAC et qui sont ses dirigeants ?

“Notre banque est présente en République Démocratique du Congo depuis 1970. D’abord sous l’appellation BIAC, ensuite BIAZ quand le pays est devenu Zaïre, avant de redevenir BIAC à l’avènement de la 3e république. A ses débuts, l’activité de notre banque se concentrait sur le financement de l’agriculture d’exportation et de grands projets industriels ou d’équipement. A la fin des années 1980, pour faire face au choc pétrolier et la succession des différentes crises qui allaient marquer l’histoire du pays, notre activité s’est recentrée sur la gestion de grands comptes et de transactions de même nature. Depuis 2003, avec le retour progressif de la paix et de la stabilité, nous nous sommes assigné des objectifs très ambitieux qui nous permettent, aujourd’hui, d’occuper une position forte dans tous les créneaux de la clientèle, du particulier à la grande entreprise, en passant par la PME. Le capital de la BIAC est détenu depuis 1995 par SOFIA S.A., holding luxembourgeois, au côté d’intérêts privés étrangers fortement investis en République Démocratique du Congo.”


Combien de succursales dans le monde ?

“Nous avons ouvert les portes de la première agence bancaire congolaise à l’étranger le 21 juillet 2009, dans le 18e arrondissement de Paris. Il s’agit, à ce jour, de l’unique point de vente BIAC en dehors de la RDC, mais il va de soi que nos ambitions ne s’arrêtent pas là. Et pour mieux le comprendre, rappelons-nous d’abord que nous sommes résolument entrés dans le champ de la mondialisation. Retenons ensuite que, aujourd’hui, être une banque de la République démocratique du Congo, cela signifie appartenir à un pays d’une superficie de 2,5 millions de km², disposant d’une situation géographique stratégique, de richesses aussi variées qu’importantes et comptant plus de 65 millions d’habitants, ce qui en fait l’un des marchés les plus attractifs du continent africain. Dans notre entendement, il s’agit naturellement de favoriser le courant des affaires, de répondre aux besoins de nos clients en matière d’accès, de gestion et de suivi de leurs fonds, en RDC comme à l’étranger. Il s’agit également de permettre aux congolais de l’étranger, devenus citoyens du monde, d’accompagner leur pays dans la voie de son développement, et de contribuer à faire connaître la réalité d’un Congo dont le rôle est d’ores et déjà capital dans les grandes mutations à venir au cours de ce XXIe siècle.
Et notre potentiel nous permet de jouer ce grand rôle dans la mesure où notre banque est devenue au fil des années un des acteurs majeurs de la vie économique congolaise.
Nous avons donc initié, au début de l’année 2008, une stratégie de développement à l’international dont la France a été la première étape. L’agence BIAC de Paris offre ainsi une gamme complète de produits et de services à nos clients résidant à l’étranger ou de passage en France, et nous serons d’ailleurs très bientôt en mesure de confirmer l’ouverture d’un bureau à Bruxelles.”


La BIAC se positionne comme une banque d’exception pour la communauté congolaise, pourquoi ? Quels sont les avantages octroyés aux clients ? Quels sont les services les plus demandés ?

“Notre banque est présente sur le marché congolais depuis plus de 40 ans. Mais pour mieux apprécier notre parcours et notre position au sein de la communauté congolaise, il est utile de nous rappeler que la BIAC s’est développée dans un environnement parfois difficile. Pour mémoire, au début des années 1990, à la succession de crises politiques, sociales et économiques s’ajoutaient une inflation vertigineuse de la devise nationale ainsi que des réformes monétaires contestées. Le secteur bancaire congolais était confronté à sa pire crise et, inévitablement, ces événements allaient conduire à la fermeture de plusieurs établissements, à des pertes sèches pour les épargnants et à une rupture de confiance entre les acteurs. Aujourd’hui, les pires moments sont derrière nous et nous avons plus que jamais une vision optimiste pour l’avenir. Néanmoins, notre ancienneté nous a permis de nous singulariser dans notre dynamisme et dans notre proximité avec le public. Je pense également que l’avantage de notre banque, c’est d’être plus congolaise que les autres, de bien percevoir les besoins de nos clients. Nous nous appuyons sur nos acquis, notre expertise et notre connaissance du terrain pour proposer des produits et des services appropriés, simples et accessibles pour tous. Notre offre couvre tous les créneaux de clientèle, du simple particulier, que nous accompagnons dans ses besoins les plus variés, à la petite et moyenne entreprise, à laquelle nous nous efforçons d’apporter un encadrement technique et financier pertinent, jusqu’à la grande entreprise publique et privée, que nous soutenons activement dans son développement.”


Quels sont les résultats ?

“Le retour progressif de la paix et de la stabilité nous a permis de retrouver notre place dans la vie économique. Vous savez, en 2003, les banques n’avaient pas de produits et se désintéressaient de la clientèle domestique. Nous avons été précurseurs dans de nombreux domaines. A titre d’exemple, nous avons été les premiers à ouvrir un compte épargne classique et à rassembler une clientèle congolaise. C’était révolutionnaire ! De même, nous avons été les premiers à offrir un système monétique national. Nous nous efforçons de toujours conserver une longueur d’avance, en accordant notamment une place très importante à l’innovation. Nous lancerons d’ailleurs le mobile banking dans un avenir proche. La BIAC a également développé un vrai réseau de proximité et nous sommes actuellement la banque congolaise qui dispose du plus grand nombre de points de vente. En outre, nous avons noué un partenariat avec Western Union et, aujourd’hui, malgré toutes les autres banques qui travaillent avec cette société, c’est la BIAC qui détient plus de 66% de son marché en RDC. Nous pouvons donc dire que le mouvement est en marche. Pour mieux l’appréhendez encore, pensez que la BIAC comptait à peine 34 salariés en 2003 et que, à ce jour, plus de 800 personnes travaillent au sein de notre banque.”


Le développement des réseaux de la banque est une priorité. Quels sont les objectifs recherchés ?

“Le développement d’un réseau de proximité devait nous permettre de répondre aux attentes d’une clientèle plus importante et plus exigeante et, mieux encore, d’accroître l’accès aux services financiers alors que, en 2006 encore, moins de 0,01% de la population congolaise disposait d’un compte bancaire et que plusieurs provinces du pays étaient totalement dépourvues de guichets de banque. Nos projets se poursuivent depuis à un rythme soutenu et avec la même ambition. A ce jour, nous nous appuyons sur le réseau bancaire actif le plus important de la RDC :
-Notre banque est présente sur l’ensemble du territoire national ;
-Nous avons mis en service le plus grand nombre de distributeurs automatiques de billets, à Kinshasa et en province ;
-La BIAC a le privilège d’accueillir sa clientèle dans la première agence bancaire congolaise ouverte à l’étranger et nous continuons de travailler à l’expansion de ses réseaux.”


La BIAC compte-elle se hisser au niveau des banques belges ou européennes ?

“Après plus de 40 ans d’activités et malgré les soubresauts de l’histoire de la RDC, je pense que notre bilan est raisonnablement positif. Raisonnablement, car nous ne sous-estimons pas les efforts qui restent à consentir pour réaliser un projet à la mesure d’un Congo riche de son potentiel et de ses compétences. La longévité de la BIAC, dans un environnement parfois difficile, nous a avant tout permis de valider notre modèle basé sur l’engagement, la constance et la sécurité. Notre ambition est surtout de continuer à nous développer dans le respect de nos valeurs et de l’esprit “libre service” qui nous a si bien caractérisés jusqu’ici. Plus que jamais, nous devons mettre en avant les atouts qui ont fait notre succès : être une entreprise de terrain, à l’écoute de sa clientèle, riche de ses valeurs, de la qualité de ses équipes et du sérieux de sa gestion.”

 



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